mardi 20 mars 2012

Mon oncle Gérard

Je vous présente ma toute première bande dessinée.  Toute ressemblance avec des personnes réelles est voulue et assumée.  La vérité n'est pas dans cette bande dessinée et l'imagination est reine dans le déroulement de l'histoire, surtout la fin.  J'espère que mon oncle Gérard  ne m'en voudras pas trop.  Mais j'avais envie de sortir de mon univers de petits oiseaux et de fleurs. 
Personnellement, je me suis bien amusée. 
A vous de voir.
Je vous présente les pages dans l'ordre. 
C'est partie.

De vieilles photos, juste pour vous présenter la famille.
Vous commencez à le saisir un peu et il vous fait penser à quelqu'un que vous connaissez.

Là, l'histoire commence.
Vous sentez l'ambiance?
Des gangsters, des voitures,  on est loin des petits oiseaux là!
Hi!...  J'avais jamais vue le Canal Lachine sous cet angle.

C'est là où ça fait mal.

C'est le moment de dire: pardon mon oncle.


Chasser le naturel, il revient au galop, pas réussi à m'empêcher de dessiner au moins une fleur et d'écrire au moins un haïku.  

Cimetière de l'est
sur la tombe d'un parent
poussent des pissenlits

Il ne faut pas oublier la quatrième de couverture et les remerciements que j'adresse particulièrement à Iris et Zviane pour leurs supports durant l'atelier.  Merci et merci.

jeudi 16 février 2012

Piaf

Bienheureux les piafs
qui peuvent chanter ce qu'ils veulent
et quand ça leurs chantent
Je ne voudrais pas être à la place de ce professeur qui a fait la gaffe de censurer la chanson d'Édith Piaf.  Ce pauvre Hymne à l'amour est passé dans le tordeur parce qu'il y avait le mot Dieu à la fin.  Je me demande bien par quel mot il a été remplacé...  Nous vivons une époque tellement frileuse, c'est un paradoxe en ces temps de réchauffement planétaire, que par peur de devoir s'expliquer on se met les pieds dans les plats.  Les médias sociaux permettent pourtant de dire tout ce qu'on pense, le meilleur comme le pire, mais certain marchent sur des œufs (de Pâques, j'ai envie de dire).  Nous n'avons pas toujours besoin de nous justifier.  J'aime ce que nous répondions enfant à la question pourquoi : Parce que.  Ce professeur, surement un bon professeur, à douter de lui parce que.  Il n'y a pas toujours de réponse, peut-être juste une grande fatigue qui lui a fait manquer de jugement.  Je n'ai pas envie de l'accabler non plus, j'ai fait des gaffes bien plus grandes que ça mais ça ne c'est jamais su.  La morale de cette histoire, si j'avais à en trouver une c'est : Laisser donc chanter les oiseaux, et tweeter les tweeteux.   Non mais, il ne manque pas de nouvelles plus intéressantes, du moins, il me semble.

mercredi 8 février 2012

Le palmier

Un petit peu partout
sur le site du spa nordique
-palmiers de plastique
C'est un baume pour le corps et l'esprit que d'aller passer quelques heures au spa en plein milieu de l'hiver.  Impossible de résister à l'invitation d'une amie de passer un dimanche de Super Bowl avec des copines.  C'est un tel plaisir de discuter à voix basses en relaxant dans l'eau chaude tout en regardant les oiseaux passer dans un ciel glacé.  Rien de tel pour combattre le rhume et la déprime hivernale.  Comme l'air est froid, on peut s'épargner les bains glacés en alternance avec les bains chauds, puisqu'on a qu'à sortir de l'eau pour profiter d'un bon choc thermique.  J'en suis revenue le cheveux bouclé, ce qui me rend en joie, et la peau douce.  Mon chum ne peut pas vous le confirmer parce que lui, comme il est resté devant la télé à regarder le football américain, il est enrhumé et en plus il a mal à l'estomac.  On se demande pourquoi!
J'ai envie de faire l'éloge de l'amitié, une fois de plus.  Samedi matin, j'ai brunché avec une amie au Café Touski, samedi soir c'est un ami de mon chum qui est arrivé avec des steaks, du vin rouge et des fleurs blanches.  Enfin dimanche, invitée au spa par ma meilleure amie.  Tant de démonstrations d'amitié en deux jours seulement, c'est aussi un baume pour le cœur.  Donc, en résumé, comme j'ai du baume partout, je me sens vraiment bien, enveloppée dans un cocon de soie.  Je souhaite à tous d'avoir des amis comme les miens, (et ceux de mon chum).

mardi 24 janvier 2012

Les tempêtes magnétiques


Tempête magnétique
créant des aurores boréales
invisibles ce soir

C'est fou ce qu'on nous promet comme catastrophe, quand ce n'est pas une tempête magnétique qui va détruire toute nos communications, c'est carrément la fin du monde.  Le bogue de l'an 2000 ne nous à rien appris ou alors on aime se faire peur.  Bou! Ça enlève le hoquet, mais à part ça, est-ce bien utile?  Je trouve notre époque déjà assez frileuse comme ça.  Le cocooning ne s'est jamais aussi bien porté.  On cuisine, on ne va plus au restaurant, on prend ses vacances au chalet ou à celui du beau-père, on ne part plus avec un sac à dos et encore mois sur le pouce, avec tout les maniaques qui rodent, ce serait un suicide.  Bref, on reste chez-soi, on ne prend pas de risque, on prend des REER.  Je fais partie du lot.  Je ne suis pas partie sur ce voilier qui fait le tour du monde, faut dire que mon médecin m'interdit d'aller au soleil, j'ai reçu mon quota de radiation à vie.  Mais quoi!  La vie c'est risqué, en fait, c'est même pire que ça, personne n'y résiste et tout le monde en meurt, alors pourquoi ne pas choisir sa vie comme on voudrait qu'elle soit vraiment et y aller gaiement, avec cœur, avec joie.  Bien sur, on ne peut pas faire tout ce qu'on veut, mais on a toujours une certaine marge de manœuvre  tant qu'on est en santé.  Ce que j'aime le plus c'est de dessiner et je vais continuer tant que je pourrais tenir un crayon.  Vous allez pouvoir profiter de mes heures de loisirs aussi longtemps qu'internet fonctionnera, au moins jusqu'à l'inversion des pôles.
  

dimanche 15 janvier 2012

Les moineaux

Je n'ai pas fait de haïkubédés depuis longtemps.  Il est vrai que j'étais occupée ailleurs, mais j'ai décidé de m'y remette.  Je reviens à cette publication de haïkubédés avec une nouveauté.  Je me suis lassée de faire mes haïkus en bandes dessinées sous la forme que j'utilise depuis le début: trois cases avec dans chacune une ligne du haïku, c'était une contrainte que je m'étais imposée et j'ai maintenant le goût de m'en affranchir.  Je trouve que ce n'est plus amusant, en tout cas pour moi, j'en ais fait le tour.  J'ai envie de faire plus de b.d., avec des personnages et des bulles, des angles de vue et de l'humour.  C'est l'endroit idéal pour commencer.  Voici donc mon premier essai, que je présente en deux formats, l'ancien et le nouveau.

Nourrir les moineaux
avec des muffins au son
comporte des risques

C'est encore expérimental.  J'avoue avoir du mal à me défaire du haïku.  Pour l'instant je n'en vois pas la nécessité.  La bande dessinée raconte une histoire selon un point de vue et le haïku en apporte un autre, plus en retrait, plus contemplatif et qui m'est plus familier.  Peut-être que je vais m'en détacher complètement un jour mais on est de vieux copains, on s'est donné la main si longtemps que je ne sais plus qui tient la main de l'autre.  Je trouve que le haïku et la b.d. se répondent, comme une voix off apporte à la trame narrative d'un film.  J'ai toujours aimé les voix off. 

samedi 22 octobre 2011

Le rat de bibliothèque

Sous les églantiers
devant la bibliothèque 
un rat fait son nid

Je vais souvent à la bibliothèque.  Je crois être une grande liseuse, dans le sens que je lis beaucoup pas que je choisisse bien mes lecture.  Loin de là.  J'ai longtemps lu n'importe quoi, plus par curiosité que par désoeuvrement.  J'aime lire, c'est un moment calme et ressourçant, qui m'apaise et me stimule en même temps.  J'ai souvent envie d'en savoir plus, de passer à l'action dans une nouvelle direction, d'ouvrir l'oeil, un oeil différent sur ce qui m'entoure.  Je me suis inscrite à une bibliothèque la première fois à la petite école, c'était à la bibliothèque scolaire.  Il n'y avait qu'elle alors.  Arrivé en ville, à Courville plus précisément, toute la famille s'était inscrite à la bibliothèque municipale.  Mes parents lisaient beaucoup, les soirs d'été ils lisaient sur la galerie en pyjama dans des chaises pliantes.  En grandissant, ça me faisait un peu honte.  Pourquoi en pyjama?  Mais parce qu'on est bien en pyjama, c'est tout.  Mon père aimait les biographies et les auteurs primés.  Ma mère aime toujours les romans fleuves, ceux qui durent trois tomes de 800 pages chacun.  Une de mes soeurs à les mêmes goûts qu'elle et elles s'échangent des titres et des livres.  Je préfère les romans brefs, les auteurs Québécois surtout.  J'ai un grand bonheur chaque fois que je découvre un auteur intéressant et je passe au travers de son oeuvre.  Comme par exemple celle de Miriam Toews que j'ai abordé par son roman Les Troutman volants.  Son style est concret et enlevé comme si elle partait de la saleté et nous balayait avec la poussière pour nous amener plus loin, souvent là où il y a encore plus de poussière, mais le voyage en soulève tellement, les clichés en prennent pour leur rhume et on en redemande, j'EN redemande.  Depuis ma résolution de 2010 je note dans un carnet, j'en suis à mon deuxième, les lectures que je fais avec une petit commentaire sur ce qui m'a plut ou pas.  J'ai mis à ce livre quatre étoiles, c'est pas mal le maximum que j'ai mis jusqu'à maintenant.  J'y ai mis ce commentaire: l'histoire d'une fille déboussolée qui doit aider les enfants de sa soeur dépressive.  Leur route à travers les USA pour retrouver leur père est parsemée d'incident créer par la déroute des enfants qui refusent de vivre avec l'idée du suicide annoncé de leur mère.  Enlevant.  L'auteure est du Manitoba et de ma génération, bien que d'une famille Mennonite, elle revoie les idées de religion, de vie, de mort, de bien et de mal selon l'ouverture d'esprit qu'oblige notre époque de diversité et de communication.  Elle écrit en anglais, mais je la lis en traduction car j'aime lire en français.  Je vous recommande cette auteure, vous la trouverez à la bibliothèque, demandez au rat, il vous l'indiquera.

jeudi 29 septembre 2011

La cigale et les oies sauvages


Entendre le même jour
le cri des oies qui passent et
 le bruit d'une cigale

Je profite enfin de cette journée de pluie pour créer un nouvel haïkubédé.  J'ai cuisiné toute la journée:  osso bucco, tomates farcies et poulet rôti, ça fait longtemps que j'en avais envie.  Ce soir, je partage cette drôle d'impression, toute nouvelle pour moi, d'avoir vu passer des oies sauvages au son des cigales.  Il est normal à cette saison de voir de grands V dans  le ciel et comme toujours ce sont leurs cris qui me fait lever la tête et les suivre du regard jusqu'au bout de l'horizon.  Mais cette année est si chaude qu'il y a une nouveauté, le chant des oies sauvage est accompagné de celui des cigales.  Ça ne s'invente pas.  Cette année les cigales se sont fait entendre tardivement car le printemps à été froid et pluvieux.  Notre été chaud et humide les a ralenti un peu et alors que les feuilles commencent à rougir et que les oies descendent vers le sud, les cigales rattrapent le temps perdu et profitent de la chaleur exceptionnelle que nous avons pour la saison.  Je ne m'en plaindrai pas, mais je me demande parfois jusqu'où va aller le réchauffement de la planète et quelles bizarrerie cela va nous apporter encore.  C'est une histoire à suivre.